Burkina Faso : 400 milliards de FCFA et quatre CHU régionaux, le pari sanitaire du Capitaine Ibrahim  Traoré

Ibrahim Traoré

Un pays souverain soigne ses propres enfants. Cette conviction, le Président Ibrahim Traoré l’a exprimée à maintes reprises. Elle prend aujourd’hui la forme d’un engagement financier concret et historique : 400 milliards de francs CFA mobilisés auprès du groupe Coris Bank International, via un mémorandum d’entente signé avec le Bureau national des grands projets du Burkina Faso, pour financer la construction de quatre Centres Hospitaliers Universitaires régionaux à travers le pays.

Quatre CHU. Le chiffre mérite qu’on s’y arrête. Dans un pays où les patients des régions les plus reculées devaient jusqu’ici parcourir des centaines de kilomètres pour accéder à des soins spécialisés, parfois au péril de leur vie, implanter des pôles hospitaliers universitaires de référence à l’échelle régionale représente une rupture profonde avec des décennies de centralisation sanitaire autour de la capitale. Ce n’est pas seulement une question d’infrastructures : c’est une question d’équité et de justice territoriale.

Le Bureau national des grands projets, structure publique au cœur de ce dispositif, porte la responsabilité de transformer cette ambition politique en réalité de béton et d’équipements. Sa mission : mobiliser les fonds, coordonner les chantiers et veiller à ce que chaque milliard engagé se traduise en capacités sanitaires réelles au service des populations burkinabè, là où elles se trouvent, et non là où il est le plus commode de construire.

Le choix de Coris Bank International comme partenaire financier de cette initiative n’est pas anodin. Il illustre une fois de plus la dynamique de mobilisation du secteur privé national autour des grands chantiers de la révolution progressiste populaire. Le financement du développement par les forces vives du pays, plutôt que par la dépendance aux bailleurs extérieurs : c’est une cohérence que le gouvernement Traoré s’attache à démontrer projet après projet.

Quand un pays décide de construire des hôpitaux universitaires dans ses régions avec son propre argent et ses propres banques, il ne fait pas que bâtir des murs. Il affirme que la santé de ses citoyens n’est plus négociable, et que la souveraineté sanitaire, comme la souveraineté alimentaire ou sécuritaire, se gagne sur le terrain, un chantier à la fois.

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