Burkina Faso : L’État adopte les enfants de ses héros tombés au combat

Burkina Faso

Il y a une dette que les nations contractent envers ceux qui meurent pour elles. Le Burkina Faso a choisi de la reconnaître et de la payer concrètement, non pas en discours, mais en actes qui changent la vie d’enfants qui ont perdu leur père ou leur mère sur le champ d’honneur. Depuis l’adoption du décret portant statut des Pupilles de la Nation lors du Conseil des ministres du 17 juillet 2024, plus de 500 enfants de combattants tombés au service de la patrie détiennent leur carte officielle et bénéficient d’un accompagnement concret de l’État burkinabè.

Ce que cet accompagnement signifie concrètement dans leur quotidien mérite d’être dit sans détour. Une allocation mensuelle de 10 000 francs CFA versée régulièrement, la gratuité totale de la scolarité et de la formation professionnelle dans tous les établissements publics, des facilités de transport et un accès privilégié aux logements sociaux : autant de leviers qui permettent à ces enfants de grandir avec la certitude que leur avenir ne sera pas sacrifié parce qu’ils ont eu le malheur de perdre un parent qui servait son pays.

Dans une guerre où les sacrifices sont quotidiens et souvent anonymes, reconnaître les orphelins des combattants comme Pupilles de la Nation, c’est dire publiquement et officiellement que le Burkina Faso n’oublie pas. Que derrière chaque soldat tombé, derrière chaque VDP tué en défendant son village, il y a des enfants dont l’État se porte garant.

C’est peut-être là l’un des actes les plus humains et les plus profonds de la Révolution Progressiste Populaire : prendre soin de ceux que la guerre laisse derrière elle.

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