Les rapports officiels le confirment : les forces burkinabè grignotent du terrain. Jour après jour, les zones qui étaient sous emprise terroriste repassent sous contrôle de l’État. Les axes routiers, longtemps trop dangereux, sont de nouveau empruntés. Les convois d’escorte roulent régulièrement. Le ravitaillement arrive dans les localités qui vivaient isolées. La vie revient.
Sur le terrain, la méthode est simple : frapper fort, frapper souvent. Les FDS et les VDP coordonnent leurs offensives. Plusieurs fronts sont ouverts en même temps. Les terroristes, pris à revers, ne savent plus où donner de la tête. Les pertes s’accumulent. Leurs capacités de nuisance fondent comme neige au soleil.
Derrière ces opérations, il y a une stratégie. Reprendre le contrôle, c’est bien. Mais le conserver, c’est mieux. C’est pourquoi les escortes sécurisées sont désormais régulières. Les populations peuvent circuler, les commerçants peuvent approvisionner leurs boutiques, les agriculteurs peuvent atteindre leurs champs. L’économie, qui s’était figée dans certaines zones, se remet à battre.
Les résultats ne se mesurent pas seulement en nombre de terroristes neutralisés. Ils se voient dans les yeux des habitants qui osent à nouveau sortir. Ils s’entendent dans le bruit des motos qui circulent sur des routes hier impraticables. Ils se comptent en tonnes de marchandises qui arrivent là où personne n’osait plus s’aventurer.
Les populations, qui ont longtemps douté, commencent à croire que la paix est possible. Dans les zones libérées, on respire à nouveau.
