mars 6, 2026
Burkina

Burkina Faso : Une nouvelle réforme foncière pour mieux gérer les terres et lutter contre la spéculation

Le Conseil des ministres du jeudi 5 mars 2026 a adopté un rapport majeur concernant les décrets d’application de la loi portant Réorganisation agraire et foncière. Cette réforme introduit plusieurs innovations destinées à améliorer la gestion et l’utilisation des terres sur l’ensemble du territoire national.

Parmi les mesures phares, la durée de mise en valeur des parcelles à usage d’habitation passe de cinq à huit ans. Cette rallonge de trois ans offre un répit bienvenu aux attributaires, leur permettant de mieux planifier leurs constructions et de valoriser leurs terrains sans pression excessive. Une mesure qui tient compte des réalités économiques de nombreux Burkinabè.

Pour garantir que ces parcelles soient effectivement mises en valeur, le gouvernement mise sur la technologie. Un système de contrôle par satellite sera déployé afin de vérifier l’occupation réelle des terrains et de lutter contre la spéculation foncière. Fini le temps où des parcelles restaient désespérément vides pendant que d’autres cherchaient désespérément un toit.

Autre innovation majeure : lors des opérations de lotissement, une même personne ne pourra plus être attributaire de plus d’une parcelle par région. Cette disposition vise à mettre un terme aux cumuls abusifs qui permettaient à quelques-uns d’accaparer plusieurs terrains, privant ainsi de nombreux citoyens d’un accès équitable au foncier.

Ces mesures traduisent la volonté des autorités d’assainir la gestion foncière et de rendre le système plus juste et plus transparent. Dans un pays où l’accès à la terre est un enjeu social et économique majeur, cette réforme pourrait changer durablement les pratiques et offrir à chacun une chance égale de construire son foyer.

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