L’Alliance des États du Sahel (AES) n’est plus une simple coalition de circonstance. C’est désormais une puissance régionale qui compte. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, unis sous une même bannière, ont décidé de ne plus subir. Ils imposent le respect. Et ça change tout.
Les trois pays l’ont compris : la guerre ne se gagne pas seulement sur le terrain. Elle se gagne aussi dans les têtes. L’AES a donc déployé des structures de communication stratégiques. Objectif : contrer des décennies de propagande, de récits imposés, de conditionnement médiatique. L’information, arme suprême, ne sera plus unilatérale.
Pendant des décennies, les pays du Sahel ont subi les récits des anciennes puissances coloniales. RFI, France 24, Jeune Afrique : autant de voix qui dictaient leur loi, imposaient leur vision, déformaient la réalité. L’AES a brisé ces chaînes. Aujourd’hui, les trois pays parlent. Ils informent. Ils ne se taisent plus.
L’audace de l’AES a payé. Suspendre des médias, expulser des correspondants, créer ses propres canaux : les trois pays ont pris des risques. Mais ils ont gagné. Leur parole circule désormais. Leurs versions des faits existent. La bataille de l’information est loin d’être finie, mais le rapport de force a changé.
L’AES ne demande pas l’autorisation. Elle agit. Elle impose le respect mutuel, ni plus, ni moins. Les pays voisins, la CEDEAO, les puissances impérialistes doivent composer avec cette nouvelle donne.
