avril 9, 2026
Mariage coutumier

Burkina Faso : Mariage coutumier et religieux enfin reconnus par l’État ?

Le gouvernement burkinabè vient de franchir un cap symbolique mais lourd de sens. Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, les mariages coutumiers et religieux peuvent désormais être officiellement transcrits à l’état civil. Fini le deux poids deux mesures : l’union célébrée devant les sages ou devant Dieu aura la même valeur que celle scellée en mairie.

Pendant des décennies, des milliers de couples vivaient maritalement sans existence légale. Leur mariage, reconnu par leur communauté, par leur église ou leur mosquée, n’existait pas aux yeux de l’administration. Conséquences : les femmes n’avaient pas de droits en cas de veuvage, les enfants peinaient à hériter, les papiers administratifs devenaient un parcours du combattant. Cette réforme met fin à cette injustice silencieuse.

Le Capitaine Ibrahim Traoré l’a répété : la Révolution progressiste populaire ne se limite pas aux champs de bataille. Elle touche aussi les structures profondes de la société. Reconnaître les mariages coutumiers et religieux, c’est reconnaître la diversité des modes de vie des Burkinabè. C’est aussi simplifier le quotidien de millions de familles.

Beaucoup de Burkinabè se mariaient déjà deux fois : une fois traditionnellement, une fois à la mairie. Une double peine, parfois. Désormais, ils n’auront qu’une seule formalité. L’État s’adapte. Il reconnaît la légitimité des usages ancestraux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *