La promesse était faite en octobre 2025. Le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ministre de la Famille et de la Solidarité, l’a tenue. Elle est revenue à Gaoua, dans la région du Djôrô, avec une unité de transformation de beurre de karité. Les femmes qui produisent l’or jaune du Burkina peuvent désormais le transformer sur place. Fini de vendre la matière première à vil prix. Place à la valeur ajoutée.
L’unité est arrivée, les femmes l’attendaient. Leur enthousiasme a réchauffé le cœur de la ministre. Parce que derrière cette machine, il y a des vies qui changent. Des femmes qui passent du statut de productrices à celui de transformatrices. Des revenus qui augmentent. Des familles qui respirent mieux. L’économie locale qui prend un nouveau souffle.
Le karité, ce n’est pas un produit banal. C’est l’arbre à beurre des femmes, celui qui nourrit, qui soigne, qui embellit. En Afrique, on l’utilise depuis des siècles. Dans le monde, il est devenu un ingrédient prisé des cosmétiques haut de gamme. Jusqu’ici, le Burkina exportait surtout la noix brute. Désormais, avec cette unité, la transformation se fera sur place. La valeur restera au pays.
La mission de la ministre ne s’est pas arrêtée là. Elle a visité le jardin potager des femmes déplacées internes et des populations hôtes. Dans une région marquée par les déplacements forcés, cultiver sa propre nourriture, c’est retrouver sa dignité. C’est aussi prouver que l’on peut reconstruire, même quand tout semble perdu.
