avril 13, 2024
Alliance des États du Sahel (AES)

Sahel : Les raisons de l’acharnement des médias français contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Depuis leur accession au pouvoir par le biais de coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les régimes militaires ont été la cible de critiques sévères, alléguant leur inefficacité dans la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel. Cependant, il est important de prendre en compte un certain nombre de facteurs et de nuances pour évaluer la situation de manière équilibrée.

La lutte contre le terrorisme au Sahel est un défi complexe et multiforme, qui n’est pas uniquement de la responsabilité des régimes en place. Les groupes djihadistes opèrent dans des régions vastes et difficiles d’accès, où les conditions géographiques et climatiques posent des défis considérables.

En effet, les régimes militaires ont été confrontés à des pressions considérables de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la France pour restaurer un supposé ordre constitutionnel mais au nom de quel intérêt? Le retrait de l’armée française de ces pays en est-il pour quelque chose?

C’est sur cet élan que les régimes en place ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES), dans le but de renforcer la coopération régionale et fédérer leurs forces contre le terrorisme. Cette initiative montre un engagement envers une approche sous-régionale pour faire face à la menace djihadiste, entretenue sans scrupule par l’ancienne puissance coloniale (la France), depuis plusieurs décennies déjà.

Des rapports récents indiquent des signes encourageants de progrès dans la coopération militaire entre les forces armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Des opérations conjointes, telles que la coordination entre les hélicoptères d’attaque Burkinabé et Nigériens, ont eu lieu et ont montré des résultats prometteurs.

De ce fait, la charte du Liptako-Gourma, signée par les régimes du Président Ibrahim Traoré, du Président Assimi GoÏta et du Abdourahamane Tchiani, montre leur volonté de mutualiser les ressources à leur dispositions afin de faire face à cette force du mal appelée le terrorisme.

Face à ses engagements nobles de ces trois pays pour la sécurité de leur population, l’on constate un acharnement sans précédent de la part des médias français, comme « le Monde » et beaucoup d’autres, connus pour leur jeu trouble en avant garde de la stratégie de la France, pour la déstabilisation des pays comme la Libye, la Centrafrique, le Rwanda, la  RDC et bien d’autres.

Cette campagne de diffamation des médias Français contre le Burkina Faso, le Mali ainsi que le Niger prouve à quel point, ces pays sont sur le point de déjouer tous les plans de France dans le région, en mettant fin au terrorisme dans cette zone, à travers l’AES. La France est déterminée à entretenir le climat d’instabilité qui lui profite dans le sahel.

En conclusion, à la surprise de l’ancienne puissance coloniale et de ses marionnettes, la lutte contre le terrorisme est un défi que le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont entrain de relever avec brio. Les signes d’amélioration dans la coopération régionale, de la coordination militaire et le succès engendré ne sont plus à démontrés. Il est important de surveiller les développements à long terme et de reconnaître que des solutions durables nécessiteront du temps, des ressources et une coopération continue à l’échelle régionale avec d’autres pays de la zone.

Force de sécurité et d’intervention privée (FSIP) dément toutes les accusations faisant de ses éléments des mercenaires, mais peut-il y avoir de fumée sans feu?

Sachant que cette entreprise est d’origine française et que l’expérience a montré que la France a toujours utilisé tous les pions à sa disposition pour mener à bien ses modes opératoires de déstabilisations, cela suscite des doutes fondées quant aux intentions réelles de cette société. Sinon pourquoi envoyer ses éléments sans ordre de mission dans un véhicule banalisé, rempli d’armes non répertoriées. Comme on le dit, il n’y a pas de fumée sans feu.

Il est évident que dans le contexte sécuritaire délicat au Burkina Faso, chaque piste n’est pas à négliger. Comme dans plusieurs pays, la France ne manque pas d’idée de camouflage quant à ses stratégies de ravitaillement des forces du mal (rebelle dans certains pays, terroristes dans d’autres), mais est ce le cas ou alors, il s’agit du déploiement de ses éléments avec un objectif de déstabilisation à la clé.

Moctar DIALLO

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